En dehors de ses terres situées en Métropole, la France comme on le sait, détient également des espaces ultramarins répartis sur plusieurs zones du globe. Ces territoires d’Outre-mer traditionnellement désignés sous le vocable de DOM-TOM ont pris depuis quelques années une nouvelle dénomination. Ainsi l’Outremer français, c’est désormais les Départements et Régions d’Outre-mer (DROM), les Collectivités d’Outre-mer (COM), la Nouvelle-Calédonie, les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF). Bien qu’il soit soumis au même régime légal et réglementaire que la Métropole, l’Outremer enregistre cependant un développement structurel peu prononcé. Le territoire recèle malgré tout d’atouts naturels et touristiques prometteurs.

Des territoires marqués par des difficultés économiques et sociales

Des territoires marqués par des difficultés économiques et sociales

Sous le couvert des DROM, vous avez La Guyane, La Guadeloupe, La Réunion, Mayotte et La Martinique. En plus de ces territoires, la loi française distingue 06 collectivités. Il s’agit de la Polynésie Française, Saint-Barthélémy, Saint Martin, Saint Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna et la Nouvelle-Calédonie. Viennent ensuite les TAAF.

Les causes historiques de la situation des territoires d’Outre-mer

Les disparités entre les territoires ultramarins et métropolitains français trouvent principalement leurs origines dans le passé. En effet, l’administration locale est longtemps restée centrée sur le modèle des colonies françaises. Ces dernières avaient été pré-structurées pour servir de sources d’approvisionnement en matières premières à la Métropole. La France coloniale avait notamment aménagé des espaces agricoles pour produire des cultures d’exportation que sont entre autres le cacao et le coton.

Cette politique avait donc inhibé toute ouverture commerciale des territoires. Ceci explique notamment le nombre peu élevé d’infrastructures et d’entreprises qui caractérisent ces zones. Ce dernier aspect occasionne une hausse du taux de chômage et à l’inverse, une baisse du pouvoir d’achat.

Le baromètre social de quelques territoires

En Martinique et en Guadeloupe, l’agriculture est la principale source d’emploi et elle est malheureusement peu lucrative. L’île de la Réunion sort du lot grâce notamment à son parc d’industries agroalimentaires et d’installations touristiques. Tout ceci est exacerbé par les phénomènes migratoires incontrôlés qui font grandir le niveau de précarité sociale (Saint Martin et Mayotte).

Tout comme en Nouvelle-Calédonie, l’économie de la Guyane est toujours dépendante de l’extraction de matières minières. En effet, l’industrie spatiale apparaît comme le seul acteur tertiaire de l’environnement professionnel guyanais. Les infrastructures éducatives et sanitaires restent nettement en dessous des normes constatées en Métropole dans des collectivités telles que Wallis-et-Futuna, Mayotte, la Polynésie

Financements publics de l’Outre-mer, une aide suffisante ?

Financements publics de l'Outre-mer, une aide suffisante ?

À l’heure actuelle, l’État français a mis en place des dispositifs sociaux pour injecter de l’argent dans le circuit économique des espaces ultramarins. L’administration publique est l’un des leviers qui servent à déployer cette stratégie. Le secteur public est en effet l’un des grands recruteurs en Outre-mer. Ceci permet notamment de compenser la faiblesse du secteur privé et de faciliter les besoins de dépenses en consommation des ménages.

D’autres institutions européennes de grande envergure apportent également leur contribution par l’octroi de dons et d’aides financières. C’est le cas par exemple de l’Union Européenne, qui grâce à ses mécanismes de financement, participe à accroître le niveau des investissements publics.

Ainsi, le fonds Européen de Développement Économique et Régional et le Fonds Européen Social apportent un appui spécifique aux DROM pour améliorer leur système commercial et fiscal. Ces aides visent également à favoriser l’érection progressive d’un patrimoine industriel afin d’amoindrir la propension du chômage.

Les secteurs d’activités majeurs que sont l’agriculture, la pêche, le tourisme et les matières premières pourront par l’entremise des partenaires, accroître leur employabilité et leur attractivité. Toutes ces mesures ne seront suffisantes qu’à une condition : un suivi rigoureux et une gestion efficiente des dépenses publiques sont requis de la part des autorités locales.

Politique de défiscalisation : aller plus loin ?

Politique de défiscalisation : aller plus loin ?

Vieille de plusieurs décennies, la politique initiale de défiscalisation élaborée en faveur des territoires d’outre-mer avait été renforcée par un double arsenal législatif : la loi “Pons” et la loi. Elle permettait notamment de faciliter l’importation de matériels industriels depuis la Métropole. Ladite politique encourageait aussi l’investissement car tout fonds injecté dans l’immobilier était exonéré d’obligations fiscales. Les habitants des territoires d’Outre-mer pouvaient de la même façon investir leur épargne dans les secteurs porteurs de leur zone et être exempts d’impôts sur le revenu. Pour plus d’informations, rendez-vous sur Aliasoutremer.

Pour aller plus loin, des mécanismes additionnels tels que les restrictions à l’importation permettent d’appuyer le secteur économique local. Dans les Départements d’Outre-mer par exemple, une taxe spécifique est appliquée sur les produits étrangers susceptibles de concurrencer les secteurs internes. A contrario, les domaines qui créent des biens exportables sont exonérés de mesures d’imposition. Ceci génère un effet incitatif et favorise l’installation progressive d’autres acteurs qui concourent à développer l’activité.

Développement durable : plan d’action pour le futur

Développement durable : plan d'action pour le futur

Dans de nombreux pays, l’économie bleue apparaît comme un outil de développement durable viable. Grâce à son patrimoine ultramarin, la France a réellement l’opportunité de développer l’économie et l’entrepreneuriat autour des activités maritimes et côtières. Les industries de transformation et de vente des produits maritimes issus de la pêche et de l’aquaculture s’inscrivent dans cette dynamique d’avenir.

Les territoires d’outre-mer offrent également de bonnes perspectives pour l’installation d’une économie verte. Le potentiel des vagues peut être exploité pour produire de l’électricité. L’énergie éolienne constitue de même une source de débouchés économiques : électricité à bas coût, implantation des entreprises.

Source : http://www.outre-mer.gouv.fr/la-dimension-maritime-et-strategique-des-outre-mer